Chère lectrice, cher lecteur,
Emmanuel Macron s’est mis en tête de signer les accords du Mercosur, c’est-à-dire de déverser toute la production agricole sud-américaine sur la France.
Sachant les normes très faibles de cette production agricole, en comparaison de celle de la France, qui transpose et surtranspose les normes édictées par la Commission européenne, cela signifie une seule chose :
L’exécution pure et simple de l’agriculture française.
On peut se demander pourquoi, après tout. Mais les réponses risquent d’être un peu douloureuses…
D’abord, l’explication la plus simple
La fin du mandat de Georges Pompidou a été marquée par la maladie, et cela a permis aux « élites » qui nous dirigent de laisser la France s’endetter auprès de l’étranger.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’y a pas eu, depuis Giscard d’Estaing, un budget à l’équilibre : il y a toujours quelqu’un pour nous prêter de l’argent. Et puis, cela fait bien, cela fait « ouvert sur le monde ».
Pourtant, le Japon, bien plus sage que nous, n’emprunte pas aux étrangers, mais seulement à ses propres ressortissants…
Or nous savons que plus de la moitié de la dette française est détenue par des étrangers, et que l’Allemagne[1] en détient 7%.
Par conséquent, quand l’Allemagne a besoin de nouveaux débouchés pour son industrie, l’agriculture française est sommée de se taire !
Cependant, quand nous voyons l’insistance d’Emmanuel Macron à faire aboutir cet accord avec le Mercosur, tout comme l’accord précédent, le CETA, on se dit qu’il y a autre chose.
Cela a été théorisé par Jean Monnet, et cela s’appelle le Spill over effect[2]. Heureusement, c’est beaucoup plus simple à comprendre qu’il n’y paraît…
Pourquoi, mais pourquoi ??
Il ne vous aura pas échappé que lors des derniers jours, les rassemblements d’agriculteurs ont enfin atteint le siège de la Commission européenne, à Bruxelles.
Au moment où je vous écris, on parle d’une nouvelle montée sur Paris, avec une possibilité de « siège ».
Il faut dire que la force publique qui a été déployée dernièrement pour un abattage de troupeau particulièrement inutile, ne peut être qualifiée autrement que de démesurée.
Les agriculteurs savent donc que les pouvoirs publics à la tête de la France actuellement veulent leur disparition.
Le gouvernement est prêt à leur tirer dessus pour abréger le travail.
Pourquoi ? Pour deux raisons assez simples.
Un plan bien ficelé, pour votre plus grand malheur
La première consiste à placer chaque pays en dépendance alimentaire vis-à-vis de l’Europe et du reste du monde, de façon à préparer leur dissolution dans un État européen.
C’est précisément cela, le spill over effect tel que pensé par Jean Monnet : fragiliser chaque pays au point qu’il doive s’agenouiller en fin de compte devant « l’Europe ».
L’autre raison tient à la nature même de l’empire européen tel qu’il se constitue, ce qui s’appelle la gouvernance.
Cela signifie qu’il n’y a que des normes juridiques et aucune responsabilité personnelle de ceux qui détiennent le pouvoir. Donc un blanc-seing définitif pour exploiter les populations.
Et cela commence par imposer une nourriture de basse qualité, toxique, à même de relancer une économie de la santé de plus en plus privatisée.
Le tout justifié par un argumentaire écologiste : on ne pollue pas en Europe, on « externalise » la pollution agricole ailleurs.
C’est très bien ficelé, surtout quand tous les médias vous serinent matin et soir depuis 50 ans que l’Europe est notre avenir. À se demander si elle ne serait pas plutôt notre passé…
Soutenons nos agriculteurs
Le mieux, bien sûr, pour soutenir nos agriculteurs, est de consommer par circuits courts.
Mais comme, en ville, on vous fait payer cela très cher, le mieux est de vous arranger avec un producteur local ou une association.
Si vous êtes déjà à la campagne, ou que vous possédez une propriété sur place, c’est encore mieux : il vous suffit d’acheter chez vos voisins.
L’agriculture française n’est pas une lubie, c’est notre terroir et notre santé à venir. S’ils veulent la faire disparaître, c’est pour vous faire manger des insectes, comme à des esclaves.
Tout commence par votre assiette !
Dites-moi ce que vous en pensez, et j’aurai grand plaisir à vous lire,
Louis Volta
Bonjour
Je me demande si « cette fois » tous les agriculteurs sont réellement d’accord de défendre leur travail et leur production au-delà de tous les clivages des milieux agricoles, car pour moi il n’y a pas UNE agriculture française mais une multitude de paysans, de producteurs, d’éleveurs qui la constituent. Agriculture bio, complètement prioritaire pour moi, peut-elle s’allier à d’autres agricultures pour défendre nos produits, cela serait un compromis temporaire pour ne pas se faire bouffer par le Mercosur et ses acolytes…je suis déjà pour boycotter un produit comme les lentilles du Canada qui sont aspergées de « cides » pour qu’elles soient -juste- vendables dans les rayons de nos supermarchés. Il y a une démarche personnelle à mener via le boycott. Et collective j’espère, j’ai déjà signé des pétitions, que peut-on faire de plus? Merci de m’éclairer.
Claire
Je suis avec la très grande majorité des français, contre cette politique du mercosur (great reset oblige ! ) . Je pense qu’avec ce retournement de la position de l’Italie, notre sortie de l’UE prendra encore 1 année au moins. Par conséquent, il nous faut une adresse précise pour aider financièrement nos éleveurs et agriculteurs pendant ce temps.
Merci