Chère lectrice, cher lecteur,
Quand on parle de fraude alimentaire, on parle presque toujours de miel et d’huile d’olive. Et on pourrait se demander honnêtement pourquoi.
Après tout, bien d’autres produits sont « frelatés », c’est-à-dire non seulement inconformes à ce qui est proposé sur l’étiquette, mais aussi, potentiellement dangereux pour la santé.
On se souvient tous des lasagnes à la viande de cheval… et dernièrement, il s’est aussi trouvé des raviolis au bœuf qui se sont aussi révélés contenir du porc : les lasagnes de chez Giovanni Rana, vendues en Suisse[1].
Mais si le miel et l’huile d’olive suscitent tant de déceptions, lorsqu’ils sont inconformes aux attentes qu’ils font naître, c’est avant tout parce que ce sont les deux produits « santé » les plus fréquemment consommés, désormais.
La révolution longévité des 30 dernières années
En effet, depuis les années 1990, le public occidental se trouve nettement plus concerné par la qualité des produits. La maladie de la vache folle n’y est pas pour rien, assurément.
De même, le régime méditerranéen est devenu une référence en termes de santé et de longévité, ce qui a largement profité à la hausse de la consommation d’huile d’olive.
Quant au sucre, malgré le matraquage médiatique de l’industrie sucrière, l’explosion du nombre de cas de diabète de type II a été plus éloquente, surtout dès lors qu’elle touche même les adolescents…
La crise des édulcorants, dont l’industrie doit faire disparaître manuellement, sur Google, les études qui prouvent par A+B qu’ils sont cancérogènes, n’est pas non plus pour rien.
Le miel et l’huile peuvent-ils vraiment faire du mal ?
Le miel et l’huile d’olive sont des produits qui certes, ont de solides qualités santé.
Le miel est aphrodisiaque et plein de tanins (polyphénols), qui sont très positifs pour votre santé. Néanmoins, cela reste du sucre, et en tant que tel, il n’est pas désirable d’en consommer trop.
L’avantage du miel est que son pouvoir sucrant est assez intense, ce qui garantit (en principe) une moindre consommation. Mais vous aurez beau retourner le problème dans tous les sens : le miel reste un produit très calorique.
Il en va de même pour l’huile d’olive, même si ce n’est pas le sucre mais le gras qui, dans son cas, peut causer de sévères prises de poids en cas de consommation excessive.
Toutefois, l’huile d’olive est très riche en tanins (elle aussi) et en vitamine E, qui est plutôt rare dans l’alimentation courante. Or toutes les vitamines sont vitales, comme leur nom l’indique.
L’huile d’olive ne fait pas carburer votre cerveau
Il est aussi à noter que l’huile d’olive ne prodigue pas d’oméga3, qui sont des graisses dont votre corps a presque autant besoin que des vitamines, et en particulier pour votre cerveau.
Or vous trouvez les oméga3 dans les noix, les avocats, les poissons gras. La sardine est recommandée pour être la moins contaminée par les métaux lourds, en particulier le mercure.
Cela signifie que l’huile d’olive ne peut constituer à elle seule tout le gras que vous devez consommer pour rester en forme.
Ce qui signifie que l’huile d’olive, comme le miel, doivent en principe être consommés avec une certaine parcimonie.
Cependant, comme ils ont la réputation d’être à la base de la santé alimentaire, et qu’ils sont relativement onéreux, ils donnent lieu à des fraudes qui elles, peuvent être très nocives.
Huile d’olive : le grand n’importe quoi
L’huile d’olive a jadis pu causer des cas assez graves. Ainsi, il y a eu en Espagne une intoxication qui, dans les années 1981-1982, a causé entre 370 et 835 morts[2].
Ce fut un véritable scandale, mais on n’a jamais réussi à identifier exactement la cause, même s’il est fort probable que, comme dans les autres cas d’huile d’olive frelatée, il se soit agi de mélanges douteux.
En effet, il est arrivé à quelques reprises que d’autres huiles aient été mélangées à de l’huile d’olive, et que ces mêmes huiles aient été coupées avec des huiles minérales contenant des hydrocarbures.
Après tout, au niveau de l’onctuosité, il n’y a guère de différence. D’où l’importance, en principe, d’être attentif à la couleur et à l’odeur de l’huile.
Néanmoins, comme l’huile est généralement contenue dans des récipients opaques, il est presque impossible de savoir s’il y a un problème au premier abord.
Ce qu’il y a de mieux, ce n’est pas très loin
Le fait est qu’il y a différentes qualités d’huile d’olive, mais qu’elle n’a vraiment d’intérêt que lorsqu’elle est extra-vierge.
Cela signifie qu’elle est issue d’une première pression à froid, et en plus, que son goût, son odeur et sa couleur sont sans défaut.
Donc, quitte à choisir un produit santé, autant prendre le « top du top ».
Pour ma part, je ne choisis jamais mon huile d’olive au supermarché, à moins que je sois dans un pays producteur et dont les supermarchés vendent les produits locaux (Espagne, Italie, Grèce).
Quant au sud de la France, il n’est pas difficile de faire les marchés locaux et d’aller « à la chasse » aux producteurs.
Pareillement, si vous allez en vacances dans ces pays du sud de l’Europe, vous trouvez facilement dans les campagnes des producteurs locaux qui vendent eux-mêmes leurs huiles et vous les font goûter.
Néanmoins, si au supermarché français vous trouvez des huiles d’olive extra-vierge, pression à froid AOP (qui sont chères, évidemment), vous pouvez les acheter sans trembler.
Le top, ça a un prix
Pour ces huiles « de luxe », attendez-vous à des arômes plus intenses que l’huile ordinaire…
Et si vous ne les trouvez pas au supermarché, il y a de nombreux sites internet où elles sont disponibles, directement auprès des producteurs les plus sérieux.
Il existe 9 AOP françaises pour l’huile d’olive : Nyons, Baux-de-Provence, Aix-en-Provence, Nîmes, Nice, Corse, Haute-Provence, Provence, Languedoc.
Les prix peuvent beaucoup varier, mais l’huile d’olive AOP française, ayant ses débouchés directs dans la gastronomie de luxe, n’est que rarement abordable au commun des portefeuilles…
D’autre part, n’achetez jamais de l’huile d’olive « fabriquée en UE », car il s’agit d’huile mélangées, au mieux provenant des rivages de la Mer Noire, guère réputés pour la qualité de leurs huiles.
Bien souvent, l’appellation « huile d’olive de l’Union Européenne » n’est que de l’huile reconditionnée en UE et venant de pays où les conditions de fabrication et de contrôle sont bien inférieures (Tunisie, Turquie, au mieux). À éviter.
Enfin, rappelons que les grandes marques ne sont pas un critère de qualité : cela fait seulement de jolies bouteilles.
Carapelli (même bio) ou Puget, ou pire encore Terra d’Elyssa, ne sont plus du tout des références. Si ces marques l’ont jamais été…
Miel : ma référence favorite
Pour le miel, comme je l’ai dit dans une précédente lettre, je reste fidèle aux magasins Mary, qui proposent un très bon rapport qualité-prix.
Si vous êtes grand consommateur, seul ou en famille, il y a de grands pots de miel à des prix avantageux et au goût remarquable, à 20€ les 500 grammes.
Sinon, il y a aussi des miels un peu spéciaux, comme ceux de bruyère ou de romarin que je ne peux que vous conseiller, mais qui sont un peu fort pour être mélangés avec du café.
Si vous cherchez un miel médicinal, vous trouverez aussi du miel de manuka, qui reste cependant le must du must, tant au niveau de la qualité qu’au niveau du prix.
Il me paraît plus malaisé d’acheter du miel en supermarché à cause de son prix souvent exorbitant et de sa qualité souvent basse. Cependant si vous trouvez des produits qui ont l’air locaux ou d’un bon rapport qualité-prix, il ne faut pas hésiter.
La plupart des fraudes sur le miel se font systématiquement en supermarché, car la DGCCRF ne peut pas contrôler le nombre extraordinaire de produits d’importation.
Ce sucre cancérigène à éviter à tout prix
Les fraudes sur le miel consistent essentiellement à en remplacer une partie (ou la totalité) par du sirop de glucose-fructose. Donc méfiez-vous des miels trop peu chers et regardez systématiquement la composition.
On n’a pas toujours besoin de mentir pour vous vendre de la mauvaise qualité !
Le sirop de glucose-fructose, qui a par exemple remplacé le sirop d’érable dans les restaurants vendant des pancakes, est au contraire du miel l’un des pires produits que vous pouvez ingérer, l’un des pires sucres pour votre organisme.
Aussi, il vaut mieux ne pas acheter du tout de miel plutôt que de risquer d’ingérer le moindre gramme de sirop de glucose-fructose, issu du maïs.
Car il s’agit d’un sucre qui se transforme directement en graisse d’une part, et qui, de plus, alimente les tumeurs[3]. Or des micro-tumeurs, notre organisme en fabrique et en détruit tout le temps, d’où l’intérêt de ne pas les nourrir…
Il serait quand même dommage qu’en croyant acheter un produit santé, vous finissiez par acheter tout l’inverse…
Dites-mois ce que vous en pensez dans les commentaires,
Louis Volta
Sources
[1] Que Choisir N°657, mai 2026, p. 11
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_de_l%27huile_frelatée
[3] https://www.cancer.gov/news-events/cancer-currents-blog/2025/fructose-tumor-growth-liver-lipids — Nadia Jaber « Fructose Fuels Cancer Growth Indirectly, Lab Study Finds » Nadia Jaber, in National Cancer Institute, 14 janvier 2025.
Bonjour
Je suis apiculteur et j’ai été sollicité par des fabricants indiens entre autres pour me vendre du sirop de glucose a mélanger au miel pour augmenter mes profits j’ai refusé ce marchandage bien sur mais d’après une étude 80% du miel étranger serai frelaté c’est très grave
Vous allez sur e-sante.fr et vous tapez miel
Voila ce que j’avais à vous dire
moi je fais confiance à que choisir pour mes achats ils ont les moyens de bien tester les produits