Chère lectrice, cher lecteur,
Microplastiques, pesticides, perturbateurs endocriniens…
Nous vivons une époque étrange, avec presque chaque mois une nouvelle alerte alimentaire.
Depuis le début de l’année, la mode est à l’hexane, ou plutôt à l’anti-hexane : enquête de Radio France, rapport de Greenpeace et même un livre d’investigation publié par Guillaume Coudray.
Nos assiettes seraient donc massivement contaminées par l’hexane, un solvant dérivé du pétrole utilisé pour extraire l’huile.
Un neurotoxique avéré. Présent partout : huile, beurre, lait, viande.
Sauf que…
Fausse alerte
Vous connaissez sûrement l’association UFC-Que Choisir, qu’on ne peut soupçonner de complaisance envers l’agro-industrie.
En janvier 2026, ils publient dans leur magazine une contre-enquête surprenante.
Sur 72 produits analysés, elle ne trouve de traces d’hexane que dans 2 produits exactement.
2 sur 72.
Autre fait troublant mentionné : plusieurs études ont détecté de l’hexane dans de l’huile d’olive. Or, la production d’huile d’olive ne nécessite justement pas de solvant — c’est une extraction mécanique à froid.
On peut soupçonner une contamination accidentelle lors de l’emballage ou bien une erreur d’analyse… Moi je crois que lorsque ces “enquêtes conso“ ont trouvé un ennemi, elles ont parfois tendance à crier au loup.
N’oublions pas qu’une étude qui dénonce les dérives de l’industrie n’est pas automatiquement exempte de conflits d’intérêts.
Les coulisses de la contre-industrie
En fait, si l’on remonte le fil de l’alerte Hexane, tous les chemins mènent au même endroit… l’entreprise EcoXtract.
EcoXtract est une entreprise qui développe – tenez-vous bien – un solvant concurrent de l’hexane (ha !).
Toujours selon l’UFC-Que Choisir, certaines des études sur l’hexane ont reçu le soutien direct ou indirect d’EcoXtract et de Pennakem Europa, la société qui avait développé le projet avant elle.
Pennakem serait même à l’origine de la demande de réévaluation officielle de la sécurité de l’hexane auprès de l’Autorité européenne — procédure lancée fin 2024.
Ces études sont donc fiables sur le plan méthodologique, mais en rien innocentes sur le plan économique.
Et n’est-ce pas exactement la logique que nous dénonçons quand Big Pharma finance des études qui, comme par hasard, recommandent ses propres molécules ?
La même mécanique est à l’oeuvre ici, mais dans le sens inverse : on diabolise un concurrent pour mieux placer son produit.
Encore une…
Au-delà du risque santé évident que représente ces alertes bidon, ce qui m’interpelle, c’est la facilité avec laquelle une entreprise peut diaboliser une molécule ou une autre.
Il suffit de trouver un nom qui sonne chimique, dire qu’il y a en dans tel ou tel procédé de fabrication industriel, que la rumeur soit reprise par un seul média crédule et voilà, la mayonnaise prend.
Cette course à la prochaine « bombe sanitaire » créée en fait de la lassitude. Cette habitude du danger éprouve notre capacité d’alerte.
Et le jour de la prochaine vraie alerte sanitaire, le public ne sera plus mobilisable. Il haussera les épaules. « De toute façon il faut bien vivre… »
Le vrai danger, selon moi, est ici.
Oui l’hexane reste un neurotoxique
Pour autant, ne nous méprenons pas : l’hexane est bien un neurotoxique avéré.
Pour autant, notre devoir, en tant que consommateur éclairé, c’est d’identifier :
- Un risque réel et documenté (l’hexane utilisé massivement dans l’extraction industrielle d’huiles végétales)
- Une contamination généralisée de nos assiettes (ce que les données de l’UFC-Que Choisir ne confirment pas)
L’enjeu de cette lettre n’est pas de blanchir l’hexane, c’est de réveiller notre “bon sens de consommateur“.
Alors, concrètement, comment faire ?
Pour l’alimentation, la solution est simple :
- Privilégiez les huiles extra-vierges, obtenues par extraction mécanique à froid (olive, colza, noix, lin…). Pas de solvant dans ce processus.
- Connaissez votre producteur si possible. Les circuits courts vous garantissent une traçabilité que la grande distribution ne peut pas offrir.
- Lisez les étiquettes : si vous voyez « huile raffinée » ou « extraction par solvant », vous savez ce qui se passe.
Mais il y a un autre front souvent négligé : votre peau.
Car pendant qu’on débat sur les solvants pétroliers dans l’assiette, on oublie qu’on en étale chaque jour sur notre corps. Shampoings, crèmes, déodorants, maquillage… une grande partie de la cosmétique conventionnelle regorge de dérivés du pétrole, de parabènes, de phtalates, de silicones.
Or, la peau absorbe. Ce qu’on met dessus finit, pour une part, dedans.
L’autonomie totale, ce n’est pas seulement contrôler ce qu’on mange. C’est aussi contrôler ce qu’on applique sur sa peau.
C’est précisément pour cette raison que nous avons rassemblé 10 recettes de cosmétiques naturels, 100 % naturels, 100 % efficaces, et 0 % toxiques. Des recettes simples, réalisables avec quelques ingrédients de base (huile de coco, cire d’abeille, huiles essentielles…), qui vous permettent de reprendre la main sur ce qui touche votre organisme.
Pas de marketing, pas de greenwashing, pas de substances douteuses cachées derrière des appellations rassurantes. Contrôle total.
Cause nationale : la lucidité
Si cette affaire d’hexane doit nous apprendre quelque chose, c’est que la prudence exige de la méthode.
Exiger des sources fiables. Vérifier les conflits d’intérêts. Ne pas gober les alertes au premier cri. Mais ne pas, non plus, baisser la garde sous prétexte que certaines alertes sont gonflées.
Vos avis m’intéressent : avez-vous changé vos habitudes alimentaires suite aux alertes hexane ? Faites-vous vos cosmétiques vous-mêmes ? Dites-le-moi en commentaire.
Prenez soin de vous,
Louis Volta
Encore des neurotoxiques……du dioxyde de titane dans les médicaments (tramadol, efferalgan, spasfon……), du baryum/aluminium dans les épandages aériens permanents etc….nous consommons des neurotoxiques à longueur de temps. Par étonnant que la population française ne montre pas sa solidarité envers les agriculteurs, à Paris. Nous sommes manipulés. Personne ne bronche. C’est au gouvernement d’interdire ces produits que nous consommons. De ce côté là, ça ne bronche pas non plus. Ils nous empoisonnent à petit feu. Je suis dégoûtée.
c’est certain qu’on ne sait plus quoi manger ou acheter avec toutes ces alertes.
Les produits ménagers, les poeles, les fourchettes, la lessive, les huiles, tout est contaminé !! ce serait bien d’avoir le vrai du faux là-dedans
J’ai depuis toujours utilisé de huiles végétales bio car je sais que le mécanisme de l’extraction de. certaines huiles se faisant au trichloréthylène (sauf erreur de ma part).
Faire une étude contradictoire sur le produit EcoXtract me semble fondamental……. son produit est peut être plus dangereux pour qu’ils aient peur de l’Hexane !!
Vous avez tout à fait raison.
C’est d’ailleurs ce qui est arrivé quand on a remplacé le bisphénol A, par le bisphénol S… encore plus dangereux !
Merci pour cet article
MARIE
J’AI TOUJOURS PRIVILÉGIÉ LES HUILES COMME VOUS L’AVEZ CONSEILLE DANS VOTRE DERNIÈRE LETTRE. MERCI