Chère lectrice, cher lecteur,

Vous ne pouvez pas mener votre vie à l’abri du mercure, on ne vous en laisse pas le choix. Et comme vous le savez, le mercure est un métal dangereux.

Quoique liquide à température ambiante, il s’agit d’un métal dit « lourd », c’est-à-dire très toxique et susceptible de rester fiché dans votre corps pour toujours si vous ne vous chargez pas de l’en purger.

Mais a priori vous ne devriez pas vous trouver en contact direct avec ce métal… hormis pour ce qui est des amalgames dentaires.

Ce procédé, qui consiste à reboucher les caries avec du mercure, a été interdit un peu partout. En Russie par exemple, pays que l’on tient à tort pour moins soucieux que nous de la santé de ses citoyens, il avait été interdit dès 1985… mais pas en France !

Il aura fallu attendre que l’Union européenne en proclame l’interdiction au 1er janvier dernier. Il était temps…  

Donc les nouvelles générations n’auront plus à être directement exposées au mercure, mais le problème est encore loin d’être résolu.

Car du mercure, vous en mangez certainement très souvent.

Déjà tous contaminés… il y a 10 ans

En 2021 paraissait l’étude sur la santé publique française nommée Estéban. Étude pour le moins scandaleuse, qui a démontré combien vous et moi étions intoxiqués par notre environnement et notre alimentation.

Soulignons, si vous le voulez bien, le décalage qu’il y a eu entre les données rassemblées durant cette étude, qui n’ont été révélées qu’après plusieurs années, et le moment de leur divulgation[1].

Les données sur le mercure dataient ainsi de 2014-2016. Mais en 2021, quand elles sont « sorties », nous étions en pleine crise Covid 19…

Le moment idéal pour que la publication de ces données passe inaperçue et ne cause pas de scandale. Il y avait pourtant matière à vous inquiéter, et plutôt deux fois qu’une !  

Car pour la première fois, on a pu prendre la mesure de l’intoxication du mercure à partir des urines (le mercure urinaire). Quelle ne fut pas la surprise de se rendre compte que 99,4 % des enfants et 95,6 % des adultes étaient intoxiqués !

Rappelons que le mercure, selon ce site parfaitement officiel, est neurotoxique.  

Son ingestion se traduit par « des fourmillements, des troubles de la vision, de l’ouïe, du goût et de l’odorat, des troubles de l’élocution, une faiblesse musculaire et une irritabilité, des pertes de mémoire et des troubles de sommeil ».

Bon appétit, bien sûr…

Il y a un gros sushi, là…

Une fois exclus les amalgames dentaires, l’ingestion du mercure se fait via les poissons, qui sont eux-mêmes intoxiqués, au cours d’un processus bien connu.

Les boues industrielles se déversent dans les fleuves, qui à leur tour se déversent dans la mer et sont ingérées par les micro-organismes ou les petits poissons. Ceux-ci sont à leur tour mangés par de plus gros poissons… que vous retrouvez dans votre assiette.

Le souci est que vous avez grand besoin d’oméga-3, une substance sans laquelle votre cerveau ne peut pas fonctionner. Et une bonne partie de vos apports en oméga-3 se fait désormais en mangeant ces gros poissons en fin de chaîne alimentaire que sont le saumon et le thon, lesquels accumulent dans leur chair des quantités importantes de mercure.

La mode des sushis, dont les restaurants se sont implantés jusque dans les petites villes, vous met alors face à un paradoxe.

Plus vous mangez de poissons gras pour alimenter vos facultés intellectuelles, plus vous risquez de les endommager à cause de la toxicité propre au mercure…

D’où les conseils souvent répétés de se tourner de préférence vers les sardines et les maquereaux, qui sont pleins d’oméga 3 mais moins chargés en mercure du fait de leur taille plus modeste. Leur goût et leur odeur sont pourtant loin d’être aussi délicats que ceux des poissons crus.

Même dans le thon en boîte

Au mois d’octobre dernier, l’ONG Bloom a détecté une présence anormale de mercure dans le thon en boîte, pourtant moins susceptible d’en contenir que le thon cru. Le thon « jaune », utilisé pour les boîtes, est semble-t-il moins contaminé que le thon rouge, privilégié pour être mangé cru. 

Mais en général, le thon, du fait de sa grande taille qui le situe au sommet de la chaîne alimentaire, est le poisson le plus contaminé au mercure.

Rien que pour lui, le seuil réglementaire avait déjà été relevé : 1 milligramme de mercure par kilo de viande est autorisé, soit trois fois plus que pour les autres espèces de poisson.

Et ce seuil a été dépassé… ce qui ne lasse pas d’être inquiétant. D’autant qu’il s’agit ici de méthyl-mercure, une forme de mercure qui provoque, selon les autorités sanitaires mêmes, des risques accrus de cancer du rein.

Selon les critères officiels toujours, qui datent d’il y a 10 ans, il y avait déjà entre 2 et 3 % de la population qui se retrouvait exposée à des risques sanitaires. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Est-il aussi possible que le mercure ingéré, sans exposer à des risques directement mortels comme ceux du cancer, puisse agir sur la baisse du QI de la population, la baisse des capacités de mémorisation, et provoquer des troubles de l’élocution et de l’humeur ?

En gros, le mercure est-il en train de vous empoisonner lentement ?

L’étude Estéban réalisée, répétons-le, sur des données qui ont maintenant une décennie, n’est pas du tout pour nous rassurer.

Maintenant que le thon et le saumon d’excellente qualité atteignent des prix inabordables (plus de 150 € le kilo…), il vous faut trouver d’autres moyens pour atteindre votre indispensable content d’oméga-3 sans vous faire intoxiquer par le mercure.

Détoxication et oméga-3

En ce qui concerne la détoxification des métaux lourds, optez pour la chélation, c’est-à-dire le retrait des métaux lourds par l’absorption d’éléments qui vont les « aimanter », puis vous permettre de les évacuer.

De nombreux compléments alimentaires rendent cette chélation possible, par exemple l’Algae détox de chez Cellinov, grâce à la chlorelle, une algue bleue, qui a ce pouvoir d’aimanter les métaux lourds.

Pensez à faire une détox de fond, surtout quand vient le printemps, avec la sève de bouleau, un retour à des suées bien saines avec un exercice régulier, voire quelques séances de hammam de temps en temps.

Pour les apports en oméga-3, si vous n’aimez pas les sardines et les maquereaux, n’hésitez pas à vous complémenter en huile de krill. Cette toute petite crevette vit non loin de l’Antarctique, dans les eaux les moins polluées de la planète.

Pour sûr, le krill n’est pas ce qu’il y a de plus facile à digérer, mais il est sain, et il représente ce qu’il y a de mieux pour maintenir votre cerveau au maximum de ses capacités.

Méfiez-vous des autres formes d’oméga-3, malgré leurs critères écologiques élevés. Vous trouverez assez facilement des compléments alimentaires qui portent les labels de la pêche durable, et qui les exhibent comme un signe de qualité évident.

Certes, les poissons gras souffrent énormément de la surpêche, et il est agréable de savoir que vous ne participez pas à un écocide… mais rien n’indique que le produit que vous achetez est sans mercure.

Gardez un œil sur votre assiette !

Louis Volta


[1] https://www.santepubliquefrance.fr/docs/impregnation-de-la-population-francaise-par-le-mercure.-programme-national-de-biosurveillance-esteban-2014-2016 – « Imprégnation de la population française par le mercure : programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016 », site de Santé Publique, 1er juillet 2021

Une réponse

  1. Très intéressant car même si je savais déjà que les poissons gras étaient plein de mercure je ne savais pas en revanche quoi adopter comme alternative . Nottament l’huile de krill, première fois je le lis. Ainsi que pour les solution de détoxication comme l’algue bleu .
    Merci pour cet article

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