Chère lectrice, cher lecteur,
Rappelez-vous, c’était l’affaire de l’automne : SHEIN. Cette marque chinoise qui :
- Ne respecte aucunement les droits les plus élémentaires des travailleurs
- Casse les prix en vendant la pire qualité possible
- Détruit l’industrie française par sa concurrence déloyale
- Cible systématiquement les foyers les moins bien lotis, créant une dépendance à une production sans éthique, contraire à tout principe écologique, et dangereuse pour notre économie.
Le scandale était venu lorsqu’il fut question que SHEIN s’installe dans le Grand Magasin le plus central de Paris, à savoir le BHV (Bazar de l’Hôtel de Ville, une institution).
On avait alors vu tout ce qui allait avec SHEIN, ou plutôt tout ce qui n’allait pas avec cette marque sans foi ni loi.
Ainsi, nous avions à disposition des produits très bas-de-gamme vendus très chers, tandis que le BHV se vidait et de ses meilleures marques, et de ses clients…
Un cataclysme économique en temps réel…
Quand nos politiques travaillent pour la Chine
Pourquoi ce cataclysme ?
Déjà parce que les touristes à Paris sont eux aussi devenus « moyen-de-gamme ».
Paris n’est plus si bien fréquenté et tout y est tellement cher que personne n’a plus les moyens d’y faire la moindre « folie ».
Mais aussi parce que les touristes ne peuvent même plus se permettre qu’on les prenne pour des gogos en leur vendant trois fois le prix un vêtement dont la qualité est moindre que celle d’une serpillière.
Nous avions pensé que les pouvoirs publics pourraient faire quelque chose. Après tout, qu’est-ce qui nous oblige à accepter de continuer à jouer le jeu d’une mondialisation qui ne nous profite plus en rien ?
Mais non. À se demander si nos pouvoirs publics ne travaillent pas directement pour la Chine…
C’est d’ailleurs toujours le cas pour notre ancien premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, dont les intérêts chinois lui sont infiniment plus précieux que les intérêts français…[1]
Le fait est que je ne connais personne qui travaille pour une industrie qui vende encore en Chine…
En revanche, il est désormais admis que le destin de notre économie est d’être complètement submergée par la concurrence chinoise, qui met désormais nos industries sur la paille, et en particulier celle de l’automobile…
Nous tombons dans l’abîme
Il ne s’agit plus de parler de cercle vicieux à ce niveau-là, mais de spirale descendante, car tout notre pays est sur un toboggan…
Alors oui, le gouvernement a essayé de mettre en place une taxe de 2€ sur les petits colis pour éviter que les entreprises chinoises importent directement en France.
Ça n’a pas marché : il a suffi à ces entreprises de créer des entrepôts dans des pays arrangeants de l’union européenne, comme… la Pologne !
Et SHEIN d’ouvrir un pôle de distribution de 740000m2 à Wroclaw…[2]
Maintenant, on a mis sur le dos de SHEIN la DGCCRF, qui veille à la conformité commerciale… Le géant chinois a donc pris 22 millions d’amende[3].
Et pour quoi, ma bonne dame ?
D’abord, un peu plus de 5 millions d’amende pour irrespect du droit de rétractation et présence de microfibres plastiques non-déclarées…
Puis un peu plus de 16 millions pour manque d’information correcte sur les produits, leurs compositions, leurs risques d’usage, leur délai de livraison etc…
En gros, ils se font « taper sur les doigts » pour être ce que nous savons exactement qu’ils sont, à savoir des commerçants pas fiables, avec lesquels aucun recours commercial n’est vraiment possible.
Et comme je vous l’avais recommandé, ne faites jamais de commande supérieure à 100€ sur ce genre de plateforme, car vous vous exposez à des démarches interminables.
Mais est-ce que cette amende de 22 millions d’euros est dissuasive en quoi que ce soit ? Certainement pas. Pour eux, c’est une tâche noire sur un grain de riz…
Or pour la France, c’est un aveu d’impuissance complet.
À un moment, il faut dire stop
On entend souvent dire que les gens les moins aisés n’ont pas le choix que d’acheter sur SHEIN ou chez son équivalent encore plus bas de gamme, Temu.
Certainement pas.
La réalité est simple : ce qui produit de la richesse, c’est l’industrie.
Nous n’avons pas voulu moderniser la nôtre, et personne ne veut travailler sur une chaîne de montage, donc nous avons délaissé notre principale source de richesse.
Du coup, notre niveau de vie ne cesse de baisser. Nous faisons venir des immigrés en masse pour qu’ils consomment, car du travail, il n’y en a pas.
Et sur quoi se fait cette consommation ? Elle consiste à prendre l’argent aux Français, via la redistribution sociale, pour acheter des produits étrangers, ce qui constitue une énorme perte de richesse.
Et puis, pour nourrir cette consommation, on continue d’emprunter. Non pas pour moderniser notre industrie (nous risquerions de polluer… autant laisser les autres le faire à notre place !) mais pour continuer ce cycle infernal.
Le cycle infernal arrive à son terme. Le pays est tellement paupérisé qu’il attire des touristes paupérisés. Le BHV n’est plus rentable, et personne ne veut payer 20€ pour des tee-shirts si fins que l’on voit à travers…
La réalité est que, pour laisser une chance au pays de repartir, les pouvoirs publics auraient pu se servir des infractions commises par SHEIN (et on le devine, possiblement par TEMU aussi) pour interdire ce commerce délétère en France.
Mais vous comprenez, il vaut mieux appauvrir les Français que de se fâcher avec les Chinois. Les Français, eux, ne réagissent pas. Les Chinois, oui…
Comment nous pouvons changer les choses
Ne pas acheter chinois est réellement devenu un casse-tête. Mais si vous avez une conscience sociale, écologique ou patriote, c’est malheureusement incontournable.
Mes seuls achats « fabriqués en Chine » sont ceux de mes habits.
Les marques que j’achète fabriquent toutes en Chine, et cela me pose un cas de conscience. Je n’ai malheureusement pas assez de sous pour ne m’acheter que des costumes italiens.
Pour les outils informatiques, beaucoup viennent de Taïwan, qui est une démocratie désormais. Néanmoins tous les produits Apple sont fabriqués en Chine, c’est là encore incontournable, hélas…
Sinon, pour tout le reste, je ne peux que vous recommander d’acheter de l’artisanal (ou qui se prétend tel) et qui est fabriqué pour l’essentiel en Europe.
Mais reconnaissons-le : refuser d’acheter chinois, ce n’est pas seulement refuser aujourd’hui du bas-de-gamme, cela revient exclusivement à choisir des produits haut-de-gamme.
Des produits qui durent, certes, mais qui vous demandent un soin dont nous n’avons plus toujours l’habitude ! Car ces produits sont chers, et difficilement remplaçables, quand ils ne mentent pas sur la qualité, eux aussi…
Oubliez les « baskets », tennis et autres « sneakers », toutes fabriquées par des esclaves ou quasi-esclaves : retour aux bonnes vieilles chaussures en cuir…
Retour « à l’ancienne »
On nous a fait croire pendant 30 ans que nous pourrions toujours avoir des produits de qualité moyenne pour un prix dérisoire, parce que nous avions les meilleurs ingénieurs et que les Asiatiques ne pourraient pas nous concurrencer.
Quel tombereau de stupidités on a bien pu nous faire avaler… Et maintenant, nous en payons chèrement les conséquences…
Aussi, le refus de l’industrie chinoise, nocive autant là-bas qu’ici, implique trois résolutions fortes de la part du consommateur, c’est-à-dire de vous et de moi.
1/ Accepter que la qualité se paie. Une perceuse suisse Hilti, c’est très cher. Mais elle se garde presque indéfiniment. Le moyen de gamme européen n’existant plus, il faut désormais casser sa tirelire pour tout…
2/ reprendre l’habitude de fabriquer certaines choses nous-mêmes : se remettre à la couture, bricoler… tout cela revient à cultiver notre indépendance industrielle
3/ Mettre la pression sur les pouvoirs publics et surtout décrédibiliser autour de vous la consommation de produits chinois. La République populaire de Chine nous ruine, il est temps que nous cessions de l’applaudir…
Si nous ne voulons pas sombrer dans la misère, des mesures de protectionnisme fort s’imposent — c’est triste, mais c’est ainsi.
Il ne faut pas non plus oublier que la consommation, ça se décide toujours à deux moments, lorsqu’il faut sortir votre carte bleue, et lorsqu’il faut voter.
Si un jour nous voulons récupérer le pouvoir d’achat que nous avions il y a 50 ans, il serait temps d’arrêter de confondre bienveillance et lâcheté, surtout dans nos rapports avec le reste du monde.
Dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires, et n’hésitez pas à envoyer cette lettre à vos proches et à vos amis. Il est temps que les gens sachent.
Louis Volta
Sources
[1] Il préside la fondation Prospective et Innovation et est une « figure clé » du Comité France Chine.
[2] https://www.franceinfo.fr/economie/entreprises/shein/enquete-le-futur-du-e-commerce-est-en-train-de-s-implanter-comment-shein-reinvente-sa-logistique-en-europe-avec-un-entrepot-geant_7881800.html — Eloïse Bartoli, « « Le futur du e-commerce est en train de s’implanter » : comment Shein réinvente sa logistique en Europe avec un entrepôt géant » in Franceinfo, 2 mai 2026.
[3] https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/laction-de-la-dgccrf/injonctions-et-sanctions/la-dgccrf-sanctionne-shein-pour-de-nouveaux-manquements
Les lobbies à la manœuvre. Scandaleux
Les états européens perçoivent des taxes sur les produits fabriqués dans les usines et encore sur le travail des salariés qui y participent. Si ces taxes ne sont pas perçus par l’état pour son fonctionnement ils sont répartis sur l’ensemble des citoyens. Il faut que les états européens perçoivent les taxes sur les produits importés comme il l’aurait fait sur la fabrication et le travail s’ils avaient été fabriqués en Europe.
bravo j’habite Paris je vois des tonnes de touristes qui ne veulent pas payer quand ils montent dans le bus car ils passent par la porte arrière
le pauvre magasin BHV ou j’allais pratiquement toute les semaines est devenu une ville fantôme
j’essaie de ne pas acheter chinois mais c’est difficile car la facilité c’est Amazon
On voit que la justice française est corrompue jusqu’au cou! On ne doit pas se laisser faire plus longtemps.