Chère lectrice, cher lecteur,
Cette lettre est de celles qui font mal. Mais si vous avez le goût de la vérité, il vous faut la lire.
L’Union européenne a mis en place un projet pour surveiller tous vos achats, toutes vos dépenses, tous vos revenus. Cela s’appelle l’euro numérique ou la monnaie numérique de banque centrale (MNBC).
Au lieu d’en référer à votre banque privée, qui vous garantit une certaine confidentialité, toute votre vie personnelle et financière sera stockée et surveillée en temps réel par l’Union Européenne.
Il s’agit donc d’une monnaie totalitaire. Et elle l’est aussi parce que le pouvoir qu’elle donne à ceux qui la surveillent n’a aucun contrepoids.
Tous ceux qui dirigent l’Europe sont issus des mêmes réseaux mondialistes. Ce sont eux qui choisissent les candidats aux élections nationales pour se retrouver in fine avec les interlocuteurs qu’ils ont choisi.
Et quand vous voulez des candidats qu’ils n’ont pas choisi (Fillon en France, Georgescu en Roumanie), il leur arrive des bricoles juridiques…
Mais là, il s’agit d’un pouvoir total sur votre vie que les mondialistes, grâce aux institutions européennes, comptent prendre à vos dépens.
Car dès lors qu’ils auront la main sur votre argent, ils ne cesseront de vous appauvrir, puisque vous ne pourrez pas les empêcher de le faire.
Ce qui pose la question : comment y arrivent-ils ?
Briser le citoyen sous l’inflation
C’est assez simple, en fait. À la Banque Centrale Européenne ou BCE, ils créent beaucoup d’argent pour eux et très peu pour vous — ce qui vous oblige à travailler énormément ou à dépenser tout ce que vous avez.
Et puis, ils vont vous empêcher de dépenser votre argent ailleurs que dans l’économie pénitentiaire qu’ils tiennent eux-mêmes.
Vous voulez garder de l’argent chez vous, sonnant et trébuchant ? C’est même une menace pour eux.
Cette référence, cette présence d’argent hors-système, qui représente matériellement le temps passé à le gagner, ils cherchent à tout prix à la faire bannir.
Quant à l’or et à l’argent, ce sont pour eux des abominations…
Parce que dès lors qu’ils savent ce que vous dépensez et ce que vous gagnez, ils peuvent aussi vous empêcher de le faire. Ce qui met votre vie entre leurs mains.
L’argent, c’est sale (et c’est pour ça qu’on l’aime)
Tout est fait désormais pour que vous ne payiez plus avec des espèces, mais avec votre téléphone ou votre carte bleue.
Jadis, le philosophe Jean Baudrillard nous enseigna que cela servait à faire abstraction de la « fécalité » psychologique de l’argent. Je trouvais le terme un peu fort à l’époque où je le lus, mais je le comprends mieux aujourd’hui.
En effet, l’argent est un véhicule, et il est sale. Il est physiquement sale déjà, du nombre de fois où il a été touché.
Mais il nous rappelle, par sa matérialité, combien la valeur de notre temps de vie, de nos efforts, finit par se retrouver réduite à un morceau de papier ou de métal.
« Nous sommes les dollars et les cents, les livres et les pences » comme le dit la chanson[1].
Notre vie se résout et se résume économiquement dans l’argent, et quand nous y pensons, nous réfléchissons à deux fois avant de le dépenser.
Mais la société de consommation, pour sa part, est fondée sur la fluidité. Entendez : sur la fluidité de la dépense.
Il faut que vous oubliiez l’effort que cela vous a coûté d’obtenir l’argent pour mieux le dépenser, pour ensuite… vous retrouver à trimer pour en gagner de nouveau.
Et le cycle recommence. D’où l’omniprésence la carte bleue et toutes les technologies mises en place pour faire disparaître les espèces, afin de limiter les transactions en monnaie sonnante et trébuchante.
Après tout, le meilleur esclave est celui qui a tellement l’habitude de sa servitude qu’on n’a plus besoin de l’attacher.
Et il se trouve qu’ils ont inventé le carcan de verre : parfait, invisible — inodore, mais pas DU TOUT indolore.
C’est ça, l’euro numérique.
Une parfaite camisole de force
Vous allez me dire : toute la monnaie est déjà numérique. C’est vrai et c’est faux en même temps.
C’est vrai parce que beaucoup et même la plupart des transactions sont effectuées sous forme de lignes électroniques. L’essentiel de l’argent dans le monde tient désormais sur des programmes informatiques.
Mais depuis la fin du moyen-âge et le début de la Renaissance, l’argent tient sur des petites lignes écrites dans des livres. L’essentiel est que ces petites lignes correspondent à une réalité tangible.
Certes, il semble qu’il suffit d’appuyer sur un bouton pour imprimer de l’argent. Et en effet, cela ne demande presque aucun effort aujourd’hui.
Mais cela ne garantit pas la réalité de ce que vous allez obtenir si vous appuyez sur ce bouton.
L’argent, c’est un rapport de qualité et de quantité. Moins il y en a, plus on en veut ; plus il y en a, moins on en veut.
Et c’est là que ça coince assez vite…
L’euro numérique : une économie carcérale
La valeur de l’euro, c’est ce que vous pouvez acheter avec : des produits industriels, quand votre pays en fabrique encore ; des services ; des titres de propriété ; ou encore du métal : or et argent par exemple.
Quant aux pièces et aux billets que vous pouvez garder sous le matelas, ils vous permettent de différer vos achats sans perdre votre avoir, ce qui représente la base de la monnaie, à savoir la confiance que l’on place en elle.
Raison pour laquelle on appelle les billets et les pièces de la monnaie fiduciaire : ce sont des supports matériels de la confiance que l’on a dans l’économie de notre nation.
Mais l’euro numérique, sous sa forme totalitaire, consiste à créer un système monétaire entièrement fermé, ce qui montre que cette monnaie est bien moins fiable à tous niveaux que la monnaie sonnante et trébuchante.
En quelque sorte, c’est comme si vous viviez en prison.
Vous devez accepter le succédané de monnaie qui a cours sur place, ainsi que la valeur qui lui est donnée par les surveillants. Tout échange entre les prisonniers, ou entre eux et l’extérieur, est contrôlé. Un peu comme des jetons.
Ça n’est clairement pas pour votre bien
Dès lors que vous conservez une valeur hors du système (par exemple de simples billets ou pièces d’or sous votre matelas), vous êtes une menace, parce que vous déréglez le contrôle rigoureux. Vous spéculez par attentisme.
En somme, avec l’euro numérique, l’État vous donne des jetons qui vous permettent d’acheter des repas ou des petits plaisirs plus ou moins interdits.
Il contrôle le nombre de jetons et la valeur des jetons, et combien vous devez travailler (ou rendre de « services ») pour les obtenir.
Naturellement, parce que les surveillants sont avides, tout ce qui vient de l’extérieur coûte de plus en plus cher…
En somme, plus l’Europe fabrique d’argent, plus ses classes dirigeantes en gagnent, et plus le peu que vous en avez perd de sa valeur.
Et comme votre économie est en vase clos, vos dirigeants savent tout ce que vous possédez, et ils peuvent tout vous prendre dès lors que les journalistes poussent à la montée des impôts…
Le monde, lui, n’est pas une prison
Si vous êtes en prison, vous ne pouvez rien y faire… Et c’est précisément ce que vous inculquent de force les médias. Pour eux, l’Union Européenne, c’est l’avenir.
C’est normal, ils font tous partie de la même clique mondialiste, donc européiste.
On vous dit : vous pourriez bien vous révolter, mais vous resteriez dans votre prison, et le reste du monde, s’il vous attrape, vous remettra dans une autre prison.
Sauf que ce n’est pas vrai. Le monde n’est pas une prison, et pour une raison tout à fait simple.
Pour faire des affaires, il faut être relativement libre. Au moins libre de dire oui ou non. Libre de dépenser son argent comme vous l’entendez, sous la forme que vous entendez.
L’euro numérique empêche cette liberté, et de ce fait, il empêche l’économie de se développer. Pourquoi ? Parce que lorsque l’État veut tout savoir de l’économie, c’est pour étouffer l’économie.
Et qui veut faire des affaires ? Celles et ceux qui veulent gagner de l’argent, qui veulent voir leur travail, leurs efforts et leurs risques récompensés. Ceux qui veulent épargner dans une monnaie qui ne s’effondre pas.
L’Europe se voit comme un continent peuplé de citoyens tous dépendants de l’État, en particulier les journalistes et les politiques qui émargent auprès de lui. Sauf que cette Europe-là ne croit plus dans le travail, sauf pour le taxer.
Ce n’est donc pas pour rien que tout ce que l’Europe compte d’actifs, d’investisseurs et d’épargnants veut s’en aller !
Comment fonctionne ce carcan de verre ?
L’euro numérique, ou monnaie carcérale européenne, consiste à vous créer un compte directement à la Banque Centrale Européenne.
Bien sûr, toutes vos données sont centralisées là-bas, donc oubliez toute vie privée. La monnaie que l’on vous donne, ils peuvent donc en faire ce qu’ils veulent.
« Votre deuxième steak ce mois-ci ? Ah non madame. Vous n’avez pas le droit. »
« 300km de voiture pour emmener votre mère en vacances ? Votre quota de carburant est atteint : cette semaine, vous irez au travail en vélo.
Deux heures aller, deux heures retour, ça vous redonnera une ligne enviable ! Vous n’aviez qu’à pas habiter à la campagne après tout… »
Nos chers gouvernants pourront bien évidemment vous empêcher d’acheter tout ce qui peut avoir une quelconque valeur de long terme, comme l’or ou l’argent.
Comme l’État a rendu l’immobilier non-rentable, hormis le luxe, vous n’investirez pas dedans ; et puis c’est déjà inabordable dans les grandes villes…
Le plus grand tour de force est la capacité à donner à cette monnaie une date de péremption, pour vous obliger à acheter des biens de consommation sans valeur ou à faire la fête (c’est-à-dire à oublier la spirale de la pauvreté où l’on vous enfonce…)
Bien sûr, on vous jure par tous les grands dieux que l’Euro numérique ne prépare pas l’abolition des espèces et que s’il donne tous ces pouvoirs à ceux qui le créent, ils ne s’en serviront pas !
C’est vrai, on se demande pourquoi on a fabriqué des constitutions politiques depuis 3000 ans, s’il suffit d’avoir confiance en ceux qui nous dirigent pour ne pas abuser de leur pouvoir…
Préparez-vous pour la colonie pénitentiaire
Le problème, quand vous décidez de transformer votre continent en prison économique, c’est que ça se voit.
Par conséquent, tout le monde cherche des passe-droits ou alors, cherche à s’en aller.
En retour, l’euro numérique pose donc une question gravissime : pourquoi investir dans une colonie pénitentiaire ? Est-ce même éthique de le faire ?
Nous sommes en train de devenir des États autoritaires qui attirent des mafieux assez troubles pour travailler avec eux…
Tant que la générosité de nos États se faisait sur le dos du contribuable, nos dirigeants européistes pouvaient se targuer d’une certaine supériorité morale.
Mais maintenant que nous n’avons plus rien à offrir qu’une économie soviétique, et que la menacer c’est aller « à l’encontre de la démocratie », on se dit que l’Europe est devenue aussi démocratique que l’était jadis la République Démocratique d’Allemagne (sous tutelle communiste).
Quand le système se verrouille autant, c’est qu’il est en danger, et qu’il s’apprête à devenir féroce.
Il va de soi que dans cette économie-là, il n’y a plus la moindre probité du côté de l’État. C’est désormais la prédation qui prévaut, comme le montrent les hausses ahurissantes d’impôts chaque année.
Couvrez ce cartel bancaire que je ne saurais voir
L’Union européenne a donné son feu vert pour mettre en place cet euro numérique[2], cette monnaie électronique de banque centrale. Il devrait donc commencer d’exister en 2029.
Deux arguments ont été donnés par « l’experte » européiste qui a défendu la ligne du journal le Monde sur ce sujet :
Premier argument : Visa et Mastercard monopolisent le marché des transactions bancaires en Europe.
Grâce à qui ? À l’UE. Et pourquoi ? Pour favoriser les banques, qui touchent leur part. Une taxe européenne sur les transactions numériques, favorisant la consommation intelligente, aurait pu discréditer les cartes bancaires…
Et sans être aussi utopiste, on a du mal à comprendre en quoi rajouter de la surveillance au contrôle actuel rapporte quoi que ce soit au contribuable ordinaire…
Il n’en attend plus la moindre baisse d’impôt depuis longtemps !
Sauver l’euro qui meurt déjà
Second argument : l’euro commence à être décrédibilisé !
En effet, l’euro est concurrencé en termes d’épargne. Les Européens n’ont plus confiance en lui.
Pire encore, ils pourraient bientôt utiliser d’autres monnaies pour leurs achats les plus courants, comme le Bitcoin, par exemple.
Donc, pour rendre l’euro à nouveau incontournable, il faut le verrouiller complètement…
Et pour faire accepter le contrôle total de l’Union Européenne sur votre vie, on vous dit que c’est le lobby bancaire qui freine des quatre fers contre l’euro numérique !
Pourquoi ? Parce que, d’après l’experte du Monde, dès que la monnaie totalitaire sera mise en place, les Français devraient se jeter irrésistiblement sur un compte de banque centrale, en « vrai euro » !
Il faudrait vraiment qu’ils en viennent à douter de la solidité de leur banque…
Ce lobby bancaire était pourtant infiniment complaisant sur les normes de sécurité européennes, dès lors qu’elles lui permettaient de retenir l’argent des particuliers…
Mais apparemment, la collusion si longtemps entretenue arrive à son terme.
Le fait est que l’euro numérique totalitaire n’a rien de sexy économiquement parlant, et qu’il sonne le glas de la présence des classes moyennes et supérieures en Europe.
Pour continuer à vivre une existence décente, dans un logement décent et avec une nourriture décente, il faudra vivre en marge de la société, ou il faudra vivre en dehors.
Mais qui vivra dans cette société numérisée verra sans arrêt ses moyens diminuer, car les normes européennes seront toutes-puissantes.
Et sans aucun contre-pouvoir, et la prédation ira jusqu’à l’expropriation, aussi sûrement qu’une lame chauffée à blanc s’enfonce dans une motte de beurre.
Voilà comment l’Union Européenne aura préservé la démocratie…
N’hésitez pas à me faire part de votre avis dans les commentaires.
Louis Volta
Sources
[1] Radiohead, Dollars and Cents, Amnesiac, 2001.
[2] https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/06/27/mieux-vaut-un-euro-numerique-imparfait-que-pas-d-euro-numerique-du-tout_6716191_3232.html?srsltid=AfmBOopzOwv4KVjTqHn4DzoLPodGwYmy0DArCPykdgvy7TN0peYhvjeD — « Mieux vaut un euro numérique imparfait que pas d’euro numérique du tout » in Le Monde, 27 juin 2026.
Vieze Ursula, blijf van mijn geld!
Je suis croyant de ce que vous dîtes à 100%
Mais comment reveiller les moutons ?
Bonjour et merci pour cet article très intéressant, et inquiétant à la fois. La TV, les réseaux sociaux et les smartphones de tous ordres rendent les gens d’une telle dépendance et d’une stupidité, qu’ils sont incapables d’analyser et de comprendre, que tout ce qu’il leur est « vendu » comme un bienfait, n’est destiné qu’à les exploiter et les soumettre ! Quelle tristesse, lorsque les « moutons » vont se réveiller, mais il sera trop tard !
Suis d‘accord, mais que peut-on faire en tant que citoyen pour limiter au moins?
Bonjour, je suis entièrement d’accord avec votre excellente analyse et c’est aussi pour cela qu’on doit impérativement quitter cette UE toxique et mortifère, le Frexit étant la seule et unique solution !!!
Oui mais en attendant !
Que faut-il faire concrètement pour échapper à l’euro numérique ?
très bonne question