Chère lectrice, cher lecteur,
Il est temps d’avaler la pilule rouge, je le crains.
Je ne sais pas combien de temps je vais encore pouvoir vous écrire, car chaque jour, le mondialisme gagne un peu plus la bataille.
Une bataille qu’il ne joue pas seulement contre votre mode de vie et contre votre épargne.
C’est une bataille de l’intelligence, une bataille de l’information. Elle se joue au détriment de VOTRE lucidité.
Internet a été un terrain de résistance incroyable, mais nous sommes en train de le perdre.
D’une façon très simple, presque indolore, comme la grenouille dans la marmite à feu doux, toute l’information alternative est en train de mourir.
L’intelligence artificielle nous mange par la tête
Depuis quelques années, vous l’avez vu, c’est la mode des formats courts, les reels (du verbe anglais to reel, dérouler).
En fait, toutes les plateformes de visionnage, tous les réseaux sociaux ont adopté la formule de Tiktok, le plus abrutissant et le plus toxique des réseaux, créé par la Chine et très limité là-bas.
Si vous avez regardé ces mini-vidéos, ces vignettes, vous vous êtes rendu compte à quel point elles sont nocives, à quel point elles tuent l’intelligence, rendent malheureux, cherchent à vous abêtir et raccourcissent votre journée.
Mais désormais, tous les formats vidéo, courts ou longs, doivent subir la concurrence de l’intelligence artificielle.
Et il en va de même pour l’écrit, où l’intelligence artificielle vous « pond » des textes écrits dans un français correct, sans la moindre originalité, mais où le lecteur quelconque reçoit une réponse quelconque, qui l’égare la plupart du temps.
Dès lors on se demande en quoi cette prétendue « intelligence » est bonne en quoi que ce soit…
Submerger la bonne information sous la mauvaise
L’IA peut recycler n’importe quelle connaissance. Donc il vous suffit de manipuler l’IA pour produire des livres ou des vidéos à la chaîne…
Les plateformes ont limité ces productions à 5 ou 6 par jour… et par compte possédé.
Donc, si vous possédez 10 comptes Youtube ou Amazon, vous pouvez publier 50 livres ou vidéos par jour.
Ainsi, vous pouvez vous-même inonder internet avec une intelligence artificielle suffisamment puissante pour produire ces contenus.
Quelques instructions programmées dans la machine et hop ! vous avez fabriqué un livre ou une vidéo !
Et avec quelques bonnes formules marketing et quelques promotions publicitaires, vous pouvez les faire primer sur les contenus de qualité.
Cela laisse peu de place à la véritable curiosité, à la compréhension, à l’exactitude, à l’intelligence. On offre des réponses médiocres à une population qu’on veut médiocre.
Rendre les gens bêtes ? Mais c’est fait pour !
De toute façon, l’humain ne peut pas battre la machine : donc les contenus IA, en plus de dégoûter les utilisateurs, deviendront forcément plus nombreux que les contenus fabriqués entièrement par des humains.
Quand nous nous rendons compte que les contenus longs sont tous les mêmes et qu’il faut visionner des heures de vidéo pour avoir la moindre information intéressante, nous nous détournons de ces formats que l’on pensait plus intelligents.
Ceci a pour but de nous enfoncer dans l’addiction aux contenus courts, répétitifs, narcissiques, qui sont des stimuli pour des réflexes animaux.
Vous vous dites que ça va favoriser la bêtise, la violence, le fanatisme ? C’est précisément fait pour cela !
Car la haine vend beaucoup plus que l’amour (du moins cela dépend de ce que l’on entend par amour, car la prostitution n’est pas non plus peu de choses sur les réseaux sociaux…)
Cette bataille de l’information décidera de votre avenir
Donc, non, l’humanité n’est pas aujourd’hui menacée par un robot en acier qui porte les traits d’Arnold Schwarzenegger.
Elle est menacée par cette brume de bêtise, de narcissisme et de réflexes animaux qui déferle sur le monde.
Résultat : quand on essaie de vous dire la vérité, on est invisibilisé.
C’est ce qui se passe avec cette lettre, comme avec toutes celles qui essaient de rentrer dans le fond des choses.
Aujourd’hui, l’IA a inondé internet de contenu de si basse qualité qu’il est presque impossible de trouver un discours réfléchi, valable, intéressant, constructif.
Voilà pourquoi je vous demande, s’il vous plaît, de faire tourner cette lettre à vos amis éclairés.
Ceux qui tiennent encore à s’informer un peu du monde qui les entoure, pour se protéger, pour avancer, ou encore par goût et par curiosité du vrai.
Parce que c’est en décidant de qui vous informe que vous décidez de votre avenir.
Ne les laissez pas décider pour vous
On ne réfléchit jamais qu’avec les informations que l’on a en tête.
Quand ces infos vous sont dispensées par des gens qui ne vous veulent pas du bien, les décisions que cela vous fait prendre sont nettement plus risquées.
Je ne suis pas en train de prétendre détenir la vérité.
Je vous dis seulement que la confrontation d’idées très différentes est indispensable si vous voulez penser rationnellement, lucidement, intelligemment.
C’est ce que font tous les personnages importants : les généraux, les dirigeants politiques, tous ceux dont les décisions impactent des milliers de vies humaines.
Plusieurs avis valent mieux qu’un, parce qu’une pensée, ça se nourrit. Et il n’y a pas à craindre une opinion dérangeante si on est capable de la réfuter.
Il en va de votre vie.
Car nous vivons dans une société où les plus vulnérables seront de moins en moins protégés.
J’en veux pour preuve que la loi euthanasie, qui a encore été approuvée par l’Assemblée nationale au moment où je vous écris, jette un discrédit total sur la profession médicale, puisque la main qui soigne devient celle qui tue…
Donc le vulnérable, demain, ça peut être moi, ça peut être vous.
Pour pouvoir tirer votre épingle du jeu, dans cette société en déliquescence, il faut donc multiplier les points de vue critiques.
Et le point de vue que je vous donne ici, vous ne le trouvez nulle part ailleurs.
Je n’ai qu’un objectif : prendre le quotidien et faire monter le débat d’un cran.
On est loin de la mode qui consiste à interroger n’importe quel péquin dans la rue et à réexpliquer sans cesse de quoi l’on parle pour en tirer trois phrases « bateau ».
Ici, on clive, on tranche, on va dans le vif du sujet. Et pourtant… ces lignes que vous lisez sont parfaitement gratuites.
Ici, nous ne sommes pas dans les combines avec le pouvoir, nous ne jouons pas un jeu.
Nous sommes dans une quête de vérité, et aucune carte du trésor n’indique son emplacement avec une croix à l’encre rouge.
Bien plus qu’une lettre « conso »
Et d’ailleurs qu’est-ce que c’est que la « conso » ?
Regardons les choses en face : c’est notre rapport au monde.
La société de consommation, c’est la religion moderne. Jean Baudrillard avait d’ailleurs intitulé l’un de ses essais : la liturgie formelle de l’objet.
Aussi, dans une lettre conso, il ne s’agit pas seulement d’être critique quant à la qualité ou au prix des objets. Nous sommes critiques envers la société tout entière, le monde tel qu’il s’organise.
C’est ça, l’esprit critique contemporain. Il s’attaque au fond des choses. Il interroge le moindre achat.
Qu’est-ce qui est vraiment indispensable désormais ? Qu’est-ce qui est de bonne qualité ? Qu’est-ce qui est abordable ? Qu’est-ce que ça dit de nous ?
Nous sommes très loin du monde concret de jadis, celui du paysan avec sa terre, celui de l’ouvrier avec l’objet manufacturé.
Pour la plupart d’entre nous, notre regard va d’un écran à l’autre toute la journée…
Ainsi notre monde, vous le voyez tous les jours, se résume à un empilement de strates marketing : publicités, emballages, enseignes, rayons, têtes de gondoles, plateformes d’achats…
Nous vous proposons ici de vous servir de boussole. Mais il faut financer cet esprit critique. Et cela a un coût spécifique.
Dans 99% des médias de référence, vous ne le sentez pas, parce qu’ils sont subventionnés par l’État, donc par vos impôts.
Mais pour nous, c’est un casse-tête…
Terminator est arrivé (sans se presser)
D’un côté, nous vous devons la vérité, une vérité qui est parfois dure à entendre.
Et de l’autre, nous faisons paraître une revue. Une revue qui s’attache au détail, qui enquête, qui cherche et qui trouve, et qui vous montre que dans chaque domaine « conso », l’indépendance est possible.
Certes, notre revue n’est pas encore un grand magazine comme Que Choisir, mais vous y lirez une approche complètement novatrice et au plus près de vos exigences élevées.
Cependant, le prix de l’indépendance se paie : 60 millions de consommateurs, qui dépendait des émoluments étatiques, vient d’être étranglé.
Et nous aussi, nous sommes en passe de l’être, à cause de l’intelligence artificielle, le Terminator culturel.
Sur tous les réseaux sociaux, les algorithmes favorisent désormais l’intelligence artificielle.
Elle produit des contenus 100% politiquement corrects, sans bisbille avec l’État ni bras de fer avec des vidéastes influents.
Maintenant que les plateformes et autres réseaux sociaux sont bien installés et indéboulonnables, ils peuvent se laisser aller à la pente naturelle du marketing :
Conditionner son public à la médiocrité et prier que cela suffise à assurer des revenus ad vitam æternam.
Naturellement, cela ne laisse presque AUCUNE place à du fait maison, du fait main, de l’info sur mesure.
C’est là que nous résistons.
Misez sur l’humain
C’est ce que fait notre revue 100% indépendante, avec ses petits moyens.
Il s’agit d’une équipe qui cherche à faire évoluer votre consommation, qui est sensible aux tendances de pointe, qui donne le meilleur d’elle-même.
Et de mon côté, c’est grâce à cette revue que je peux vous dire les choses telles qu’elles sont…
Et ce, par l’angle le plus concret et le plus rigoureux possible : la consommation, le quotidien de l’achat et de la vente, les courses et les sorties, bref : ce qui fait la vie au sens le plus élémentaire du terme.
Je vous enjoins donc, chère lectrice, cher lecteur, à faire tourner nos lettres d’information à vos amis qui pourraient être intéressés.
De mon côté, je m’engage à être plus révolté que jamais. Parce que la conso, c’est une lutte de tous les jours !
Ensemble, nous tenons debout ; divisés, nous tombons.
Louis Volta