Chère lectrice, cher lecteur,
Peu de plaisirs sont aussi vifs que celui d’une bonne glace par une journée de chaleur intense.
Sauf qu’une bonne glace, eh bien… cela représente énormément de sucre ! Et c’est un des moyens les plus sûrs de réduire à néant tous ces sacrifices que vous avez faits pour mincir pour l’été.
Donc nous voici face à un dilemme :
Soit des glaces achetées chez le marchand, plus sucrées et chimiques que de raison, mais dans des quantités raisonnables…
Soit des pots (voire des boîtes) que vous achetez en supermarché, de qualité très supérieure le plus souvent, mais qui vous imposent de manger des quantités que vous n’auriez pas voulues…
Les glaces chez le marchand : très sucrées, très chimiques
Clairement, les glaces industrielles sont loin d’être ce qu’elles étaient jadis.
Par exemple, à l’époque où aller au cinéma ne représentait pas une sortie au coût exorbitant, nous mangions souvent des cornets industriels.
Ces cornets de glace tout préparés sont faits avec du chocolat qui a plutôt bon goût (et en particulier pour le fond du cornet), et ils ont différentes textures qui se maintiennent bien en place.
Bref, le cornet industriel est un classique que l’on considère souvent comme indépassable, même si, comme avec beaucoup de crèmes glacées, le goût paraît moins intense d’année en année.
Pourquoi ? L’arome chocolat coûte-t-il si cher à produire ?
Il faut le croire…
D’autre part, au niveau de la composition, le cornet industriel ne fait pas très bonne figure, avec beaucoup d’additifs pour maintenir sa combinaison de textures si particulières[1].
Et cette composition hasardeuse se complique avec différentes éditions « spéciales » qui visent à proposer de la nouveauté et à redonner de la visibilité à la marque.
C’est malheureusement le modèle qui prévaut pour les glaces « confectionnées » qui se vendent à l’unité.
Les bâtonnets industriels : un problème de taille (et pas seulement)
Je ne ferai pas ici le tour de la composition de toutes les glaces emballées que vous trouverez chez les marchands : les composants naturels sont rares, le sucre et la chimie prévalent donc.
Vous allez tout de même trouver des produits qui sont encore (un peu) qualitatifs au niveau du goût, comme les bâtonnets industriels, mais il y a un problème avec cela.
C’est que la taille des glaces réduit à vue d’œil…
Il y a 30 ans, quand ils ont lancé ces glaces (autour de 12 francs, soit moins de deux euros…) elles ne portaient pas leur nom pour rien.
Le but était justement d’en avoir trop pour votre argent.
Trop de goût, trop de quantité.
Beaucoup d’ailleurs n’en achetaient pas, ils disaient « ça fait trop », exactement comme lorsque vous découpez le gâteau d’anniversaire et que tous vos convives ne veulent qu’une part microscopique…
Aujourd’hui, ces glaces devraient s’appeler les glaces « mini », car, vous risquez de vous mordre les doigts après deux bouchées…
Il est désormais impossible de retrouver les modèles de glaces au goût le plus intéressant (double chocolat en particulier) : elles ne sont plus fabriquées…
Quant à l’intensité du goût des bâtonnets industriels actuels, elle est là aussi complètement réduite. C’est peu dire que la qualité n’est plus au rendez-vous…
Le plus amusant fut certainement le bâtonnet industriel au chocolat rose.
En effet, il existait seulement le chocolat noir et le chocolat blanc, mais un troisième fut récemment inventé, le chocolat rose !
Certaines entreprises en ont profité pour faire un partenariat et proposer cette exclusivité à la clientèle ébahie.
Résultat : un goût original mais plutôt fade, et surtout des glaces aussi chères, mais encore plus petites qu’à l’accoutumée… Autant dire presque rien ! Cela ne valait vraiment pas la peine de faire tout ce battage…
La qualité ? Sans surprise : rare et chère
Le fait est que maintenant, pour trouver des glaces de qualité, même au supermarché, il faut s’y prendre tôt.
Il y a certes quelques marques que l’on trouve en France et qui font de la qualité, comme Carte d’or, avec très peu d’additifs (un ou deux de chaque, pour la texture et la couleur) et des matières premières de qualité.
Étonnamment, ce n’est pas la norme dans les pays limitrophes à la France, où tant de nos concitoyens vont passer leurs vacances : en Italie et en Espagne, par exemple, trouver de la qualité en supermarché est difficile.
Quant à la composition de leurs « glaces à l’italienne », il vaut mieux ne pas trop y regarder, et préférer de véritables glaciers « artisanaux ».
Cependant, l’expression est pour le moins galvaudée et le tout-chimique est la norme lorsque vous allez chez des glaciers, à moins, là encore, de viser le luxe.
Bien sûr, si vous trouvez une petite épicerie ou un supermarché qui vend des produits « de qualité », vous pourrez tomber sur des marques qui valent plus la peine, attendu qu’elles vous garantissent au moins une certaine satisfaction.
Citons pêle-mêle l’Angélys, la Mémère, la Belle aude, l’Alpérel… et ce ne sont pas les seules ! Car il y a un marché pour cela…
Parce que la dernière fois que je suis allé dans un glacier, quelle déception de voir que les glaces, conservées trop longtemps, avaient perdu leur goût… et que les nappages étaient loin d’être renversants…
Le monde de la glace a changé
Apparemment, il y a quelque chose qui a changé dans le monde de la consommation des crèmes glacées.
Si le sucre est encore loin d’être « diabolisé », les gens consomment moins de produits très sucrés, et par conséquent, ils ont aussi moins tendance à se faire de « petits plaisirs ».
Résultat : les produits sont faits pour être conservés plus longtemps.
Ils sont plus sucrés, moins qualitatifs, et comme l’arôme s’évanouit à force de conservation, les glaciers industriels les réduisent à la portion congrue, pour « gratter » un petit bénéfice en plus.
C’est un phénomène fréquent depuis la pandémie : avec l’inflation du prix des matières premières, il y a eu une réduction générale de la qualité. Cela est très sensible dans l’alimentation et en restauration.
Contre ça, certaines marques de qualité, pour maintenir, voire faire grossir leurs marges, ont pris un tournant « luxe ».
Et généralement, un écart s’est creusé entre le bas-de-gamme et le haut-de-gamme : le moyen-de-gamme tend à disparaître.
Hélas, en termes de santé, vous n’avez guère le choix : c’est le fait-maison ou le luxe.
Or si vous faites ce dernier choix, vous pouvez voir vos exigences rigoureuses exaucées : esquimaux bien riches en fruits (les sorbets Adélie par exemple) ou encore des glaces véganes à des prix bien « robustes », soit plus de 10€ le pot…
Et vous, vous avez une marque de glace préférée ? N’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires !
Je vous souhaite en tout cas un bel été.
Louis Volta
Source
[1] https://fr.openfoodfacts.org/produit/8711327406070/cornetto-glace-cornet-vanille-x1-120ml#panel_nova
Je n’achète jamais de parfait, de glace, de sorbet, de granité, je les confectionne moi – même et depuis toujours.
Il faut tenir compte de l’inflation.
12 francs d’il y a trente ans (1996) ne représentent pas moins de 2 € mais près de 3 €.
Cf. simulateur ci-dessous :
Convertisseur franc-euro : pouvoir d’achat de l’euro et du franc | Insee
Mes glaces préférées sont les glaces de Dahu de Altiflore artisan glacier : du goût , du bon , du bio .
Et bien moi, j’adore les glace mais pas spécialement le sucre pour toutes les raisons que l’on connaît hélas trop bien… Donc tous les jours je me fais au moins un dessert glacé et je me régale ????.
Pour cela il me suffit d’un bon yaourt nature au lait de brebis par exemple, j’y ajoute une cuillère de confiture ou de miel ou même de café, je le fouette bien, je le place une à deux heures au congélateur et je le déguste ensuite sans remord ????. Essayé c’est excellent, toujours disponible dans le réfrigérateur, juste y penser avant le repas, mais l’habitude vient vite ????