Chère lectrice, cher lecteur,
Je vous en prie, ne prenez pas la question ci-dessus pour un affront. Bien sûr, si vous aviez la capacité de rembourser tous vos prêts en avance, vous le feriez.
Donc, je pars ici d’un autre point de vue, car il y a prêt et prêt.
Certes, les prêts immobiliers, ainsi que leurs équivalents « auto », ne sont pas choses simples, et ils courent sur des années. On ne s’en débarrasse pas comme ça.
Mais ce ne sont pas les seuls prêts que vous pouvez contracter.
Les prêts à la consommation, les « petits prêts » n’ont cessé de se multiplier ces dernières années.
Il ne s’agit plus de seulement de prêts à taux usuraires, contractés par des investisseurs en rupture de ban, ou par des familles aux abois.
Il s’agit d’achats en plusieurs fois, parfois sans frais, qui sont devenus beaucoup trop fréquents depuis quelques temps, notamment avec un organisme comme Klarna (et dont nous avions déjà parlé dans ces colonnes).
Il peut aussi s’agir de prêts « travaux », très courants également.
Alors, certes, ils ne sont pas indispensables, comme en Amérique du Nord, où, pour le prêt d’un appartement, il faut déjà avoir montré patte blanche en ayant remboursé foultitude de petits prêts auparavant…
Néanmoins, ces prêts pèsent. Et avant les prix qui grimpent, ils constituent autant de boulets…
Êtes-vous juste (niveau finances) ?
C’est une question qui se pose pour nous tous, car nous ne savons pas où nous allons. Ou plutôt si, tous les journalistes et experts un peu sérieux le disent :
Nous allons à la banqueroute.
À la mi-2025, selon les chiffres très officiels de l’INSEE, nous étions en France à 3416,3 MILLIARDS d’euros de dette. Et elle s’accroît. Et plus elle s’accroît, plus elle coûte : 55 milliards pour la seule année 2025.
Donc, mécaniquement — et le mot est à la mode en ce moment — les choses ne vont pas s’améliorer.
À ce niveau-là, il n’y a d’autre choix que de recommander de ne pas avoir qu’un seul type de revenu. Mais soyons réalistes : ceci trait est distinctif de la haute bourgeoisie, et celle-ci a des gens qui travaillent pour elle.
Pour les gens ordinaires, qui ne peuvent qu’essayer de ne pas avoir tous les œufs de leur épargne dans le même panier, tous les types de revenus sont en danger.
Qu’il s’agisse d’immobilier, d’actions, d’obligations, de salaire, de retraite, d’honoraires d’indépendant… On ne sait pas par où ça va craquer.
Car ça craque un peu de tous les côtés à la fois : c’est ce que l’on appelle l’inflation. Les prix montent et font baisser tous les types de revenus.
Et c’est pour cela que tout le monde, ou presque, a changé de mode de vie…
Retrouvez un peu de confort
Le phénomène a été plus qu’une mode : il y a eu un exode urbain depuis la période Covid. Les gens des villes, et en particulier, ceux des centres-villes, se sont repliés à la campagne.
À la recherche d’un mode de vie plus sain, évidemment, mais pas seulement. Quelquefois, passer la moitié de l’année (ou plus) dans une région où tout coûte moins cher permet de libérer de l’épargne.
De la même façon que l’on va de moins en moins au restaurant, que l’on a repris l’habitude de recevoir chez soi. Je ne connais autour de moi personne qui n’ait « réduit la voilure ».
Pourquoi ? Parce qu’être juste tout le temps, cela veut dire chaque fois devoir puiser dans vos économies pour toute dépense importante.
Et il y en a toujours, tôt ou tard, surtout si vous êtes propriétaire immobilier.
Or le but de l’épargne, dans ces périodes difficiles, consiste à la faire fructifier pour tenir la distance, plutôt qu’à puiser dedans.
Car on ne sait pas combien de temps les vaches seront maigres.
Une technocratie perverse
Nous pouvons mesurer toute la bienveillance des autorités qui nous gouvernent à leur acharnement à lutter contre l’autonomie individuelle.
L’idée même que vous puissiez vivre sans être surveillé constamment les horripile. Que la moindre transaction échappe à leurs serres cupides les plonge dans les rages les plus inextinguibles.
Pendant ce temps-là, il n’y a pas un service public qui marche correctement…
Certes, il n’est pas question de vivre sans argent du tout, ni même sans carte bancaire. Mais il y a une envie sourde dans la population désormais. Et ce, quel que soit votre bord politique :
Nous voulons juste réduire la dépendance à un système de prix qui nous échappe.
La pomme de terre que l’on a cultivée soi-même a un petit goût en plus : celui de l’indépendance. Avec même un soupçon de résistance.
Ce goût risque de devenir de plus en plus rare, avec une surveillance administrative qui se resserre sans cesse.
Posséder un poulailler de plus de 5 m2 vous met en bisbille avec l’administration. Et un élevage clandestin de poules peut vous valoir des amendes sévères[1].
De surcroît, si vous aviez le malheur de vous lancer dans une exploitation, histoire de prendre un peu vos distances avec un monde croissamment hostile, sachez que le prétexte écologique et la surveillance par drones donnent à l’administration une latitude presque infinie en termes de nuisance…
Il faut donc aujourd’hui un courage énorme pour se lancer, même dans des spécialisations à haute valeur ajoutée, comme la viticulture, l’oléiculture ou le fromage.
Où est l’avenir ?
L’essentiel est avant tout de réfléchir à la situation qui nous est la plus confortable, et lorsque l’on est en couple, cette réflexion se fait à deux.
Je reçois un courrier de plus en plus important de gens qui sont des « rurbains ». Ils mènent une vie à moitié à la campagne, à moitié à la ville, généralement en très grande banlieue.
De fait, même quand la grande ville n’est pas devenue plus dangereuse et plus sale qu’auparavant, elle est devenue chère. Et partir à la campagne représente pour les retraités un gain non négligeable en termes de pouvoir d’achat.
Même si, à la campagne aussi, les prix ne cessent de grimper…
Et vous, avez-vous trouvé le bon compromis ? N’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.
Louis Volta
Source
[1] https://lamidesjardins.maison-travaux.fr/animaux/poules/poules-lamende-tres-salee-que-vous-risquez-si-vous-oubliez-de-les-declarer-8473.html — « Poules : l’amende très salée que vous risquez si vous oubliez de les déclarer » in Maison&Travaux, 5 mars 2026.
Il ne se passe pas un jour sans qu’il n’arrive de mauvaises nouvelles, et à votre tour vous contribuer à augmenter l’angoisse des gens. Est-ce un moyen pour vous de gagner de l’argent en nous proposant par d’autre mails d’acheter vos conseils dans telle ou telle revues !!
Vous feriez mieux de donner (et non vendre) vos conseils si vous souhaitez réellement aidé le monde.
Mais leurs annoncer en permanence les pires perspectives n’ai pas une solution de les aider, mais d’entretenir leur angoisse sans doute rénumératrice pour vous. Du POSITIF assez de négatif.