Une pincée de cyanure sur votre steak ?

Chère lectrice, cher lecteur,

Freiner sur le sel ? Vous entendez déjà ça partout.

Cela fait d’ailleurs partie des injonctions gouvernementales depuis de nombreuses années :

« Évitez de manger trop gras, trop salé, trop sucré. »

A priori, dans la mesure où le sel contribue à la formation des caillots sanguins et à l’hypertension, il vaut mieux éviter d’en abuser, en effet !

Surtout quand on sait que les maladies cardio-vasculaires restent la cause de mortalité la plus importante au monde…

Le fait est que le sel est omniprésent dans l’alimentation courante. Il est partout au restaurant ou dans la restauration rapide, où il donne du goût et où il fait partie des recettes elles-mêmes.

Il est aussi dans les plats cuisinés, c’est-à-dire dans toutes les préparations alimentaires que vous trouvez au supermarché, et qui ne sont pas des produits bruts ou des aliments simples.

Vous en trouverez aussi naturellement dans la charcuterie, et il est bien rare qu’une viande soit cuisinée sans sel… Autant dire que sans sel = sans goût !

Bien manger sans sel, c’est facile

Il y a bon nombre de produits frais ou de préparations simples que vous pouvez vous concocter sans la moindre pincée de sel : les salades, les purées, les tapenades…

En plus d’éviter tout ce qui est plat préparé, aliment ultra-transformé, consommation excessive de fromage et de charcuterie, vous pouvez également éviter tout ce qui est féculent : pâtes, pain et surtout, pommes de terre…

Quant aux frites, rappelez-vous que pour un enfant comme pour un adulte, cela doit rester un plat exceptionnel.

S’il donne du plaisir et de l’énergie, il n’est pas fait pour être consommé sur une base régulière…  

Les frites sont plus un excès alimentaire qu’autre chose !

Quant à la viande, vous n’êtes pas obligé, comme y incitent tant d’influenceurs sur les réseaux sociaux, de privilégier une réaction de Maillard maximale…

Au contraire, la viande, notamment du fait qu’il s’agisse du seul apport naturel en vitamine B12, est un élément récurrent de notre régime moderne.

Donc ne pas trop la cuire ni trop la saler, c’est plutôt une bonne habitude.

De ce point de vue, il vaut mieux « optimiser » votre santé que la sapidité de vos aliments…

Votre eau favorise-t-elle l’hypertension ?

Puisqu’un été brûlant a suivi un printemps aride, nous avons tous consommé de l’eau. Beaucoup d’eau. 

Du moins est-ce nécessaire si vous voulez rester hydraté. Et donc en bonne santé. Sans prendre le moindre risque de vous retrouver aux urgences…

Or l’eau peut contenir beaucoup de sel.

Rappelons que selon les autorités (et le chiffre est raisonnable), il ne faut pas dépasser 5 grammes de sel par jour. Soit environ 10 pincées de sel.

Si, pendant une forte chaleur, vous buvez deux litres et demie d’eau du robinet de qualité moyenne, puisqu’elle est limitée à 0,4 grammes par litre de sel, cela fait déjà 20% de vos apports journaliers.

Certaines eaux minérales ne contiennent pour ainsi dire pas de sel (Perrier et Salvetat pour les gazeuses ; Évian, Vittel pour les plates). Mais il en va bien autrement de certaines autres qui sont au contraire trop riches de ce point de vue.

Vichy-Célestins dépasse ainsi le gramme par litre (1172 mg/l) et Saint-Yorre est très salée (1708 mg/l). Mais si vous en buvez avec modération et suivez un régime avec très peu de sel, il n’y a pas d’objection a priori.

Dois-je abandonner aussi le beurre salé ?

Le sel se retrouve aussi fréquemment dans le beurre. Le beurre salé est même typiquement français (breton surtout) et c’est tout de même une part importante de notre patrimoine culinaire.

Le beurre doux contient moins d’un demi-gramme de sel pour 100 grammes de beurre : il peut donc être très légèrement salé.

Le beurre demi-sel en contient jusqu’à 3%, et le beurre salé est au-delà (jusqu’à 5 grammes pour 100 grammes).

Comme précédemment, tout dépend des quantités que vous absorbez et du nombre de fois que vous consommez du sel dans vos repas de la journée.

Ce n’est pas parce que vous aimez les petits-déjeuners roboratifs que vous devez consommer 50 grammes de beurre salé avec 300 grammes de pain !

Et pour ne rien vous cacher, durant les périodes de jeûne intermittent, je dois me retenir…

Là encore, compter en pincée de sel, ça aide !

Le sel rose a juste un petit défaut

Il faut aussi voir quelle qualité de sel vous mettez dans votre nourriture.

Depuis quelques années, le sel rose de l’Himalaya, très utilisé en Inde, est à la mode. Il est donc sensiblement plus cher que le sel normal.

Il serait particulièrement apprécié pour sa pureté, car il n’a pas été au contact de l’air et qu’il n’est pas issu de la mer, où la pollution est désormais omniprésente.

S’il est également très riche en minéraux et en oligo-éléments, il a tout de même un défaut qu’il faut souligner : il ne contient pas d’iode.

Or il vous faut 150 microgrammes d’apport journalier en iode, sans quoi vous vous retrouvez en carence d’un minéral indispensable à votre santé.

Et si vous n’avez pas un régime piscivore, le sel de table constitue alors votre principal apport en iode (si du moins il porte la mention « iodé »).

Donc si vous aimez le sel rose de l’Himalaya, n’oubliez pas la complémentation…

Du cyanure dans le sel ? Une réalité

Pour le reste du sel de table, je ne peux que vous recommander le sel de Guérande. Il est naturellement gris, mais sa fleur de sel est blanche. Sinon, tout autre forme de sel pur peut convenir.

Par contre, je ne saurais vous recommander les sels de table qui contiennent des anti-agglomérants, lesquels représentent des composés chimiques potentiellement toxiques pour votre corps tels que :

  •  Le ferrocyanure de potassium. Quoique, d’après les autorités sanitaires, il ne libère le cyanure pur qu’il contient dans des conditions alimentaires « normales »…  il est considéré comme à surveiller et interdit dans l’alimentation bio.
  • Le phosphate
  • Les carbonates de cyanure et de magnésium
  • Les sels acides
  • L’oxyde de magnésium
  • Le dioxyde de silicium
  • L’aluminosilicate de sodium (E554) et de calcium (E556)

Cela veut dire que dans votre sel de table, vous avez aussi de l’aluminium.

Puisqu’il y a un rapport étroit entre ce minéral et la maladie d’Alzheimer, comme avec les démences en général, il vaut mieux vous abstenir d’en manger tous les jours…

Et vous, vous dépassez les 10 pincées de sel par jour ?

Dites-le moi dans les commentaires !

Louis Volta

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1 Commentaire
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Philippe l'Héritier
Philippe l'Héritier
il y a 2 heures
  • « Le phosphate »
  • « Les carbonates de cyanure et de magnésium »

Qu’entendez-vous par là ?

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